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- Hassan Chami plaide pour que Bruxelles
n'oublie pas la Méditerranée
- Déclaration sur le Proche-Orient
- Conséquences économiques
éventuelles des événements du 11 septembre 2001
- Nouveau Site - Casino du Liban
- Point de presse du ministère des
Affaires étrangères français
Nous reproduisons ici exceptionnellement
le point de presse du ministère des Affaires étrangères français. Les questions
des journalistes sont entre parenthèses.
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POINT DE PRESSE DU 31 mai 2002
LIGUE ARABE
Le ministre s'entretiendra lundi 3 juin à 11H00 avec M. Amr Moussa, Secrétaire
général de la Ligue arabe. La situation au Proche-Orient sera bien évidemment
évoquée. La France soutient les efforts de la Ligue arabe en vue d'un règlement
juste et durable du conflit israélo-arabe, qui constitue aussi une des priorités
de son action diplomatique. D'autres sujets concernant la Ligue Arabe pourraient
être aussi discutés, comme l'Iraq. Nous entretenons une étroite concertation avec
M. Moussa. Cet entretien devrait être suivi d'un point de presse à 11h30.
LIBAN/FRANCE
Le Ministre s'entretiendra lundi 3 juin, à 18h00, avec M. Ghassan Salame, Ministre
libanais de la culture et de la francophonie. A cette occasion, ils évoqueront
l'organisation du Sommet de la francophonie qui se tiendra à Beyrouth du 18 au
20 octobre prochains. Pour l'instant, il n'y a pas de point de presse prévu.''
(Donc, francophonie, point à la ligne ?)
C'est vraiment un entretien très ciblé sur l'organisation du Sommet de la francophonie
à Beyrouth. Vous savez combien c'est important, vous savez les circonstances dans
lesquelles ce sommet avait été ajourné, c'est le sujet de l'entretien.
(Pourquoi la France a-t-elle tardé à participer à la préparation de ce sommet
? Les Canadiens vous ont devancé, et d'autres pays. Est-ce dû aux élections en
France ?)
Je n'ai pas de commentaire particulier, surtout si vous faites les questions et
les réponses. Mais je ne pense pas que l'on soit particulièrement retardé, disons
plutôt que d'autres peuvent être en avance.
(M. de Villepin ne veut pas discuter avec M. Salame de la question du Proche-Orient
?)
J'ai dit qu'à cette occasion, ils évoqueront l'organisation du Sommet de la francophonie
qui se tiendra à Beyrouth du 18 au 20 octobre prochains, cela ne leur interdit
évidemment pas de parler d'autres sujets. Il serait même étonnant qu'ils n'en
parlent pas. Je disais seulement quel serait le thème principal de l'entretien.
M. Ghassan Salame est un vieil ami de la France, il n'y a pas de sujet que nous
ne soyons heureux d'aborder avec lui.
IRAQ/ONU
(Comment voyez-vous les appels à l'Iraq de coopérer avec l'ONU, et en même temps
les appels répétés des autorités américaines au renversement du gouvernement irakien
?)
Nous ne commentons pas les appels des autres. Nous nous concentrons sur notre
propre message. Celui-ci est clair, l'Iraq doit coopérer pleinement avec les Nations-unies,
particulièrement en ce qui concerne le retour des inspecteurs, qui doit s'effectuer
aux conditions fixées par le Secrétaire général des Nations-unies, sans délai,
sans entrave et de manière efficace.
(Ne pensez-vous pas qu'il y a une contradiction entre ces deux positions : appeler
à la coopération et, en même temps, comme le font les Etats-Unis, dire qu'il faut
renverser le gouvernement irakien ?)
Ce n'est pas à moi de me prononcer sur ce point. Encore une fois, nous sommes
fermes sur le message que nous entendons répéter, tel que le Président de la République
avait eu l'occasion de l'énoncer : l'Iraq serait bien avisé de laisser venir les
inspecteurs.
PROCHE-ORIENT
(Avez-vous un commentaire sur les incursions israéliennes ?)
Je voudrais à cette occasion rappeler la position constante de la France. L'arrêt
des incursions de l'armée israélienne dans les territoires palestiniens est nécessaire
car ces incursions entretiennent un climat de tension et de violence qui nuit
à l'apaisement indispensable à la reprise du dialogue. Cela implique également,
position là aussi constante, la levée des nouvelles mesures de bouclage des localités
palestiniennes dont les conséquences, pour l'avenir, sont dangereuses. Parallèlement,
cela implique de la part de l'Autorité palestinienne enfin le déploiement de tous
ses efforts contre le terrorisme. La réforme de l'Autorité palestinienne, les
efforts diplomatiques déployés par les Etats-Unis, l'Union européenne, les pays
arabes, les efforts de tous ceux qui recherchent la paix, sont très bienvenus
: parce que ces efforts entretiennent l'espoir de voir, enfin, un processus de
dialogue reprendre entre les parties, sur les aspects politiques, sur les aspects
économiques, sur les aspects sécuritaires. Il faut les poursuivre sans relâche.''
(Ces mesures de blocage sont dangereuses, pourquoi ?)
Dangereuses pour l'avenir de la paix.
(Mais pas pour la sécurité ?)
J'ai dit dangereuses pour l'avenir de la paix. Je n'ai pas dit pour la sécurité.
Source: www.diplomatie.gouv.fr
31/05/02
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