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Toute l'actualité de l’ économie du Liban et plus de 150 indicateurs économiques actualisés sur le site du Commerce du Levant.


- Présentation générale

Le Liban est une république parlementaire, indépendante depuis 1943. La superficie du Liban est de 10.452 km². Le dernier recensement officiel dans ce pays date des années 30, cependant d'après une étude statistique sur les conditions de vie des ménages en 97, l'administration libanaise estime à un peu plus de 4.000.000 le nombre d'habitants au Liban. La communauté française, presque 15000 personnes immatriculées, est constituée en majorité de ressortissants détenant à la fois la nationalité françaises et libanaise. Dix ans après la fin de la guerre civile, l'économie libanaise présente un bilan contrasté qui associe des progrès indéniables liés à la reconstruction à une situation financière difficile. Le gouvernement de M. Selim HOSS, en fonction en 1999 et en 2000, n'a pas réussi à assainir les finances publiques, à engager la réforme de l'administration et les privatisationss. Le nouveau gouvernement de M. Rafic HARIRI, nommé fin octobre 2000, parie sur la dynamique du changement pour relancer la croissance. La population active est estimée à 1.625.000 personnes et le taux de chômage à 20%. La principale ville du pays est la capitale, Beyrouth, qui compte plus d'un million d'habitants. Les autres villes sont Tripoli au Nord (200.000 hbts), Saïda (100.000 hbts), Tyr (70.000 hbts) et Nabatye (15.000hbts) au Sud et enfin Zahlé (30.000) à l'Est dans la vallée de la Bekaa. On notera enfin qu'environ 13 millions de ressortissants d'origine libanaise vivent à l'étranger dont 10,7 millions en Amérique du Sud (Brésil) et du Nord, 1,2 million en Afrique, 400.000 en Europe, 400.000 dans les pays arabes et 300.000 en Australie. La langue officielle du pays est l'arabe. Le français et l'anglais sont assez largement répandus surtout en milieu urbain.

A. Situation économique

1 - Des progrès notables ont été accomplis, mais la croissance marque le pas depuis 3 ans

Alors que l'économie libanaise était caractérisée, à la fin de la guerre civile, par la chute de l'investissement privé, l'effondrement du secteur public et une inflation à 70%, une croissance soutenue, tirée notamment par la reconstruction et un important effet de rattrapage ont entraîné un fort relèvement du niveau de la production intérieure. Entre 1990 et 1997, le PIB par tête a été multiplié par quatre, passant de 1.100USD en 1990 à près de 4.000USD aujourd'hui et l'inflation ramenée à moins de 1%. L'économie libanaise se caractérise aujourd'hui par un secteur privé dynamique qui contribue à près de 90% au PIB (16,3MdUSD) et un secteur public défaillant (téléphone, eau, électricité et transports notamment). Les échanges extérieurs restent structurellement déséquilibrés (taux de couverture de 11% seulement). Le Liban, dont la France est le second fournisseur, importe environ 6,2MdUSD et exporte 710MUSD annuellement. Au demeurant, un ralentissement économique général est constaté depuis 3 ans (croissance à environ 2% en 1998 et 0% en 1999 et 2000). La dette publique n'a cessé d'augmenter depuis 1989, à la fois rapidement et dans des proportions importantes (elle dépasse aujourd'hui 140% du PIB).

2 - La détérioration des principaux indicateurs s'est à nouveau accélérée en 2000

La loi de finances 2000, inscrite dans le plan quinquennal d'assainissement du gouvernement de M. HOSS, reposait sur les hypothèses suivantes : inflation à 1,8% et croissance à 2,2% - déficit budgétaire réduit à 37,3% des dépenses - investissements publics limités à 11% des dépenses totales - émissions internationales limitées à 1MdUSD. L'exécution budgétaire de l'année 2000 s'est traduite par une nette dégradation : inflation à 0,6% - croissance à 0% (PIB stagnant à 16,3MdUSD) - déficit budgétaire à 56% (24% du PIB) - diminution des recettes de 6,5% et augmentation des dépenses de 29% - emprunts extérieurs nets pour 1,4MdUSD - dette publique, détenue à 80% par les banques locales, à 25MdUSD soit 155% du PIB. Le gouvernement de M. HOSS n'a pas mené à bien la deuxième année de son plan d'assainissement économique et financier, et n'a pas engagé la privatisation des services publics (la gestion calamiteuse du dossier de téléphonie cellulaire a alourdi le climat des affaires). Enfin, le Liban a été inscrit en juin 2000 sur la liste noire du GAFI mettant à l'index les pays non coopératifs dans la lutte contre le blanchiment des capitaux.

3 - Le gouvernement de M. HARIRI, nommé en octobre 2000, fonde la relance de la croissance sur une évolution en profondeur de l'économie libanaise

Le retour du Liban à son rôle de place régionale financière, commerciale, industrielle et de réexportation est l'objectif affiché par le gouvernement de M. HARIRI. Dans cette optique, le déficit budgétaire serait réduit, les dépenses publiques maîtrisées, les barrières douanières abaissées, la fiscalité modernisée et réduite, les services améliorés et, en définitive, l'investissement étranger facilité. Cette politique audacieuse repose sur le constat que l'économie libanaise a besoin d'un choc conjoncturel fort afin de relancer une croissance aujourd'hui nulle. Le programme économique et financier comprend trois grandes parties : - des mesures d'ouverture économique et sociale (accord d'association avec l'UE, adhésion à l'OMC, marché commun arabe, réforme de la sécurité sociale et des pensions, incitations à l'investissement et au crédit) - les privatisations [télécommunications, Electricité Du Liban (EDL), Middle East Airlines (MEA) / Aéroport International de Beyrouth (AIB), eau, activités portuaires] - le redressement de la situation financière et le maintien de la Livre (recettes, dépenses et réforme de la fonction publique, gestion active de la dette, consolidation des banques). Dès son investiture, le nouveau gouvernement de M. HARIRI s'est employé à relancer rapidement la croissance, par la mise en place de mesures (paiement des arriérés - premier abaissement des charges fiscales et douanières - politique de ciel ouvert - lois sur l'investissement) destinées à restaurer la confiance et à décrisper le contexte économique et commercial, ainsi que par la reprise du commerce courant. Les résultats des premiers mois de l'année 2001 indiquent une légère reprise de l'activité, qui doit encore être confirmée et bien entendu renforcée pour produire un effet. En revanche, le budget 2001 (croissance estimée à 4%, déficit budgétaire prévu à 51%, dépenses en augmentation et recettes en baisse, emprunts extérieurs autorisés à hauteur de 2MdUSD) n'a toujours pas été voté par le Parlement. La mise en oeuvre du programme de privatisation (télécommunications, électricité, transport aérien, eau, ports) se traduit pour l'instant par la préparation de lois sectorielles (aucune n'a encore reçu l'aval du Parlement), qui prévoient l'introduction minoritaire d'opérateurs privés dans la gestion des services publics constitués en sociétés, et dans un deuxième temps leur cession partielle ou totale. Le schéma retenu pour les Offices des eaux n'a pas encore été clarifié. Le premier mandat d'audit et de préparation à la privatisation d'Electricité du Liban (EDL) a été confié à BNP Paribas. Plus récemment, des mesures concernant le départ de 1 400 agents surnuméraires de la Middle East Airlines (MEA) ont été annoncées. Alors que la situation financière reste très fragile, le redressement des équilibres budgétaires dépend d'une série de mesures simultanées. Ainsi, l'amélioration des recettes (introduction de la TVA, amnistie fiscale, impôt sur le revenu, taxe professionnelle), la réduction des dépenses (réouverture contrôlée de la télévision publique Télé-Liban, réduction de subventions agricoles), la réforme de l'Etat (comptabilité publique et passation des marchés, code des douanes, fonction publique), la gestion active de la dette (transformation de dette interne en dette externe) et le maintien de la stabilité du système financier (recapitalisation des banques, stabilité de la monnaie) en constituent les principaux éléments. Les recettes attendues des privatisations pourraient venir conforter cette remise à niveau. A l'évidence, la dégradation actuelle des finances publiques et des réserves nettes de la Banque du Liban ne facilitent pas la mise en place de ces mesures, dont le premier effet sur le budget sera automatiquement négatif. S'agissant du GAFI, l'achèvement mi-avril des procédures d'adoption par le Parlement et de publication par la Banque du Liban de 6 lois et directives officielles concernant la lutte contre le blanchiment d'argent, l'annulation des dispositions législatives relatives aux centres '' offshore '', le contrôle des transactions de biens bancaires, la lutte contre l'enrichissement illicite, la création d'unités d'audit interne dans les établissements bancaires et les conditions d'établissement de banques au Liban, constitue une avancée remarquable sur ce dossier.

4 - Les Relations économiques bi-latérales avec la France :

Nos échanges souffrent d'une croissance déprimée et ont subi en 2000 l'effet particulièrement fort de l'évolution du change FF/USD (-13,5%). Le Liban, marché de 4 millions d'habitants, importe traditionnellement 10 fois plus que ce qu'il exporte (en 2000, le Liban a importé 6,2MdUSD et exporté 714MUSD). Le premier partenaire commercial du Liban est l'Union Européenne, qui représente 45% des importations et le tiers des exportations libanaises. Le Liban a absorbé en 2000 pour 3,78MdF d'exportations françaises, soit +2,8% en Francs courants par rapport à 1999, mais plus de 4 fois plus qu'en 1990. La France a importé pour 278MF de produits libanais en 2000. D'après les statistiques libanaises, la France reste le second fournisseur du Liban en 2000 avec une part de marché de 8,5%, en légère baisse, après l'Italie qui maintient sa position (10,9%), devant l'Allemagne (8,35%), les Etats-Unis (7,3%) et la Suisse (6,9%). Toutefois, les écarts entre les cinq premiers fournisseurs tendent à se réduire. Le Liban demeure notre 4ème excédent au Proche et Moyen Orient après les Emirats Arabes Unis, la Turquie et l'Egypte. Le Liban est le 19ème excédent de la France (54ème client et 107ème fournisseur). Le poids des PME-PMI dans les exportations françaises vers le Liban est très important. En effet, un peu plus de 3000 PME-PMI indépendantes exportent régulièrement vers ce pays. Si l'on considère le poids relatif des PME-PMI dans nos exportations, le Liban se situe au 9ème rang du classement général (30% du total) et se place entre notre moyenne dans le monde (25%) et notre moyenne en Méditerranée (34%). La France est aujourd'hui le principal investisseur étranger au Liban (1,3MdF de 1990 à 1998), notamment dans le secteur des services : la plupart des grandes banques françaises y sont implantées (12 établissements financiers). Les assureurs AXA, AGF et Gras Savoye disposent de bureaux de représentation. Des groupes ont créé, à partir de 1993, des filiales libanaises pour réaliser de grands projets de réhabilitation d'infrastructures (Alcatel Contracting, Bouygues, Clemessy, Polysius, Schneider...). Aux côtés de groupes implantés de façon directe (Accor, Air Liquide, Lafarge, Colas, L'Oréal, Aventis), des entreprises ont créé,avec des partenaires libanais, plusieurs co-entreprises ( Publicis Graphics, France-portes, Unilog). Un accord bilatéral de protection des investissements a été conclu en novembre 1996 et une convention fiscale tendant à éviter les doubles impositions est en vigueur depuis 1964. Les deux investissements les plus importants réalisés au Liban au cours de ces dernières années ont été réalisés par Total (100MF) et France Télécom (téléphonie cellulaire, 306MUSD comprenant une part contrat et une part investissement ). Le fort ancrage des entreprises françaises au Liban, 22 implantations au sortir de la guerre en 1991, environ 70 en 1997 et plus d'une centaine d'implantations aujourd'hui, auxquelles il faut ajouter environ 30 franchises, est unique et entretient sur le long terme le développement du courant d'échanges. L'approche de nos partenaires, qui repose sur un nombre réduit d'implantations, reste moins focalisée sur une relation inscrite dans la durée.

5 - Relations avec la communauté financière internationale

L'Union Européenne et le Liban négocient actuellement un accord d'association en vue de l'instauration à terme d'un zone de libre échange. Les droits de douane représentent plus de 50% des recettes fiscales du Liban et l'Union Européenne est son principal partenaire commercial. Pour accompagner les transformations liées à ces évolutions, le Programme MEDA représente 184MEURO de dons entre 1996 et 1999 et les financements de la BEI 200MEURO de prêts sur la période 1997-2000. Le soutien financier de l'UE concerne principalement les infrastructures et l'assistance à la réhabilitation de l'administration. Le Liban n'a pas encore eu recours aux ressources du FMI depuis son adhésion, mais a en revanche bénéficié de nombreuses actions d'assistance technique depuis 1991. La Banque Mondiale apporte au Liban un soutien en augmentation (750MUSD cumulés) et a ouvert fin 1999 un bureau à Beyrouth. Elle souhaite développer son implication dans les secteurs de l'électricité, des infrastructures routières, de l'eau, de l'agriculture, de l'éducation et du développement municipal. Par ailleurs, les fonds saoudien (400MUSD cumulés), arabes FADES (500MUSD), koweïtien (300MUSD) et de la BID (300MUSD) constituent l'essentiel des concours substantiels provenant des pays arabes. Le Liban a déposé en 1999 une demande d'adhésion à l'Organisation Mondiale de Commerce (OMC). Le Conseil Général a confié la présidence du groupe d'accession à la France (c'est traditionnellement un pays "ami "du candidat).

6 - Relations financières bilatérales

Le Liban a été le premier bénéficiaire, en terme d'aide par habitant, des protocoles financiers bilatéraux conclus ces dernières années. La coopération financière bilatérale, qui ne s'est jamais arrêtée pendant la guerre civile, a repris fortement depuis 1992 et reste soutenue. Le Liban a ainsi bénéficié d'une ouverture très large de notre politique de crédit. Dans le même temps, cinq protocoles financiers ont été conclus pour un montant total de 1316MF. Le soutien de la France s'est porté sur des secteurs stratégiques : eau, électricité, aviation civile et audio-visuel, mais aussi sur la remise à niveau de certains services clés de l'état. L'institut des finances, centre de formation du ministère des finances, en est le meilleur exemple. Au total, la France a contribué de façon essentielle à l'effort de reconstruction du Liban. Le Liban relève de la Zone de Solidarité Prioritaire et bénéficie désormais des concours de l'Agence Française de Développement, qui y a ouvert un bureau permanent en 1999. A ce titre, plusieurs projets orientés en priorité vers le secteur de l'eau, notamment la réhabilitation du réseau d'eau potable de Jezzine, l'extension de la station de traitement d'eau potable à Tripoli, ainsi que la gestion déléguée des eaux de Tripoli seront lancés prochainement. La Proparco, filiale secteur privé de l'AFD, développe une activité d'intermédiation financière envers les banques libanaises qui contribuent au développement des PME-PMI du pays. En matière d'assurance crédit, la Coface intervient à la fois sur les dossiers en court terme et en moyen terme. Le Liban a bénéficié par ailleurs des concours du FASEP (4,1MF depuis 1996) et des actions de l'ADETEF (6,7MF), qui se concentre sur le financement de l'Institut de formation du ministère des Finances. Les actions de coopération scientifique et technique menées par le ministère des Affaires Etrangères, représentent environ 55MF annuellement.

7 - LES RELATIONS ENTRE L'UNION EUROPEENNE ET LE LIBAN

Depuis la Conférence de Barcelone en novembre 1995, la présence de l'Union Européenne au Liban s'est accrue et intensifiée. Elle est aujourd'hui, à la fois, le premier partenaire commercial du Liban et, avec 30% de l'aide extérieure allouée, l'un des principaux bailleurs de fonds de la reconstruction du pays (Commission, BEI et états membres). 1 - La conclusion de l'accord d'association UE-Liban en 2001 est l'objectif affiché depuis peu par la Commission et l'Etat libanais A la suite du Conseil euro-libanais de mars 1995, un mandat de négociation pour un accord euroméditerranéen d'association entre l'Union européenne et le Liban a été approuvé le 2 octobre 1995. Il prévoit la mise en place d'un dialogue politique, d'un libre-échange, de coopérations sectorielles renforcées et s'accompagne d'une enveloppe financière accrue. Cet accord, destiné à succéder à l'accord asymétrique de 1977, prévoirait notamment l'instauration progressive du régime de libre-échange industriel dans un délai de 12 ans, après un délai de carence de 5 ans pour la majorité des produits. Les négociations, interrompues fin 1996, ont repris en avril 1998, puis marqué à nouveau le pas. Les pourparlers achoppaient, pour l'essentiel, sur le démantèlement douanier (les recettes douanières représentent près de la moitié des recettes du Trésor), sa compensation et les questions agricoles. Le retour au pouvoir de M. Hariri marque une nouvelle reprise des négociations, dans un contexte modifié puisque le nouveau gouvernement a, dès sa prise de fonction, engagé un abaissement substantiel des taxes douanières à l'importation. Les thèmes prioritaires des sessions de négociations en cours sont : le désarmement douanier et son calendrier de mise en oeuvre, les questions agricoles, en particulier les conditions d'accès des produits libanais au marché européen, les droits d'établissement, les questions de propriété intellectuelle et la coopération technique et scientifique. 2 - L'exécution des projets du programme MEDA 1 (184,09M€) n'est que très partiellement engagée et le Programme Indicatif National du Liban (2000-2002) pourrait subir une révision profonde L'aide européenne, concentrée dans un premier temps sur les projets de reconstruction d'infrastructures (eau, électricité, aéroport) mais aussi d'assistance aux ministères techniques, s'est diversifiée avec MEDA1, dont l'accord cadre a été signé en mai 1998 et dont le programme indicatif concernait l'appui à la transition économique (réforme administrative, normalisation) et le soutien à un meilleur équilibre socio-économique. Au total, l'enveloppe MEDA accordée au Liban pour 1996/1999 s'élèvait à 184M€ (seuls les Territoires palestiniens et la Tunisie bénéficient d'une aide supérieure par habitant). Ce montant était complété par une enveloppe substantielle de prêts de la BEI (près de 300M€). La mise en oeuvre des projets du programme MEDA1 qui, à l'exception de la facilité d'ajustement structurel de 50M€, sont constitués pour l'essentiel de programmes d'assistance technique complexes, est très lente. A ce jour, la totalité des décaissements sur le programme MEDA1, est de l'ordre de 32M€, dont 30M€ pour le versement de la première tranche de la facilité d'ajustement structurel. La BEI est, de même, confrontée à une mise en vigueur très lente de ses prêts. Ce bilan mitigé, trois ans après le véritable démarrage du programme MEDA au Liban, est un des arguments avancé par le nouveau gouvernement pour proposer à la Commission d'améliorer l'efficacité de son aide, en favorisant à l'avenir l'utilisation d'instruments à mise en oeuvre plus rapide, tels que les aides budgétaires conditionnelles. Dans ce context
e, une révision du PIN Liban (2000-2002) est souhaitée par les autorités libanaises.


B. Les chiffres de l'économie libanaise

1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
PIB
Mds USD
8,50
11
12,3
14,9
16,23
16,30
16,30
PIB par tête
USD
2 125
2 750
3 075
3 739
4 058
3 992
3 992
Inflation annuelle
(moy. %)
12
10
8,2
7,8
<3%
0
0,6
Exportations FOB
M USD
562
800
1 018
716
716
695
714
Importations CAF
M USD
5 946
7150
7 600
7 463
7 063
6 206
6 228
Balance commerciale
M USD
-5 384
-6350
-6 500
-6 747
-6 347
-5 511
-5 514
Taux de couverture
%
9,5
11,2
13,4
9,6
10,14
11,2
11
Balance des paiements
M USD
1 130
256
730
420
-488
261
289,1
Déficit public
M USD
1 509
2 046
3 400
3 540
2 369
2 345
2 719
Dette interne nette
M USD
5 673
7 517
8 200
12 036
12 960
14 299
16 272
Dette externe brute
M USD
765
1 282
1 800
2 375
4 177
5 510
6 967
Réserves totales brutes*
M USD
7 516
7 987
8 900
5 932
9 089
10 091
8 281
Réserves en devises
M USD
3 840
3 200
4 300
2 463
env. 3000
4 798
nd
Réserve en devise / mois d'importation
M USD / mois
7,7
5,4
6,7
4,3
5
9,2
nd
Service dette / PIB
%
16,3
11
10,3
14,6
13,5
14,7
17,08
Taux de change LBP / USD
Moyenne
1640
1596
1550
1539
1516
1508
1507,5
* y compris réserves en or détenues à Fort Knox (Etats-Unis)


LE COMMERCE EXTERIEUR :

Le Liban importe en valeur dix fois plus que ce qu'il exporte. Le déficit commercial a ainsi atteint 5,5 milliards US$ en 2000. Dans l'état actuel de l'outil statistique, il est aujourd'hui impossible de savoir quelle part des importations est éventuellement réexportée vers les pays voisins, notamment la Syrie. Le Liban exporte principalement des livres, de la presse, des vêtements et des produits métalliques. Il importe par ordre décroissant d'importance des équipements mécaniques et électriques, des voitures, des produits alimentaires et des tabacs, des produits chimiques, des carburants, des produits des industries métalliques, de la bijouterie, du textile et habillement, des produits végétaux et des animaux vivants. Le premier partenaire commercial du Liban est l'UE, qui représente 53% des importations et 33% des exportations libanaises. Six pays assurent 50% des approvisionnements du Liban : L'Italie (10,9% de part de marché), la France (9,6%), l'Allemagne (8,9%), les Etats-Unis (8,1%), la suisse (7,1%), la Grande Bretagne (4,4%). Source : douanes libanaises,1999.

C. L'AIDE INTERNATIONALE A LA RECONSTRUCTION DU LIBAN

L'aide internationale à la reconstruction du Liban est conséquente. Les financements, qui proviennent principalement de l'Union Européenne, des Etats et fonds arabes, ainsi que de la Banque Mondiale, sont destinés en priorité (50%) à la réhabilitation des secteurs jugés stratégiques de l'électricité et de l'eau. 1 - L'ambitieux programme de reconstruction du Liban a prévu un financement de 60MdUSD sur la période 1995-2007 Elaboré par le Conseil du Développement et de la Reconstruction1, le programme de reconstruction du Liban a été approuvé par le Parlement Libanais à l'automne 1994. Il se décompose en trois phases : un programme d'urgence, un programme de redressement sur 13 ans et un plan de développement à moyen terme de l'économie libanaise à l'horizon 2010. Ce programme a prévu un financement de 60MdUSD, dont 17,8 à la charge de l'Etat, et 42 à la charge du secteur privé. En mai 2000, le gouvernement a approuvé un " Plan de développement quinquennal " concernant la période 2000-2004, actualisant ce programme. Il a été prévu que ce plan, d'un montant global de 6,3MdUSD, soit financé à hauteur de 30 % par l'aide extérieure. Entre 1992 et l'an 2000, plus de 2000 marchés publics ont été conclus dans le cadre du programme de reconstruction pour un montant global de 5,8MdUSD. An fin 2000, la réalisation de 1550 d'entre eux (3,1MdUSD) était achevée. 2 - L'aide internationale disponible est conséquente, bien qu'en retrait par rapport aux besoins exprimés par le Liban, mais le niveau de son engagement reste modeste Le total des financements extérieurs consentis au Liban entre 1992 et 2000 s'élève à 4,5MdUSD, répartis en dons (655MUSD) et en prêts concessionnels et crédits divers (3,845MdUSD). Sur ce montant, 2,2MdUSD seulement étaient affectés à fin 1998 à des projets achevés ou en cours d'exécution (derniers chiffres disponibles). La mise en oeuvre du programme de reconstruction a, dans un contexte de régulation budgétaire très contraignant, ralenti depuis 1998. Cette évolution témoigne de la capacité d'absorption de plus en plus limitée de l'administration libanaise. Le rythme lent de la mise en oeuvre du programme est également, pour partie, dû à la complexité de certains projets, dont le démarrage implique de profondes réformes institutionnelles. Les bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux, à l'exception peut-être des fonds arabes, font unanimement état d'un rythme trop lent et d'un niveau trop modeste d'engagement de l'aide allouée. 3 - L'Europe est l'un des principaux bailleurs de fonds de la reconstruction du Liban Près de vingt bailleurs de fonds extérieurs participent à la reconstruction du pays. L'aide allouée par les fonds de développement arabes régionaux, les fonds islamiques et les Etats arabes (1,8MdUSD, soit 41% de l'aide globale), et l'aide de l'Union Européenne (Commission, BEI et états membres) (1,4MdUSD, soit 29% de l'aide globale) représentent 70% du montant total des financements extérieurs disponibles pour le Liban. La Banque Mondiale contribue pour 17% au soutien extérieur accordé à la reconstruction du Liban. La France, avec une aide bilatérale de 202MUSD (6 protocoles bilatéraux engagés à hauteur de 80% et les concours de l'Agence Française de Développement), peut être considérée comme le principal bailleur de fonds bilatéral européen, puisque l'aide allouée par l'Italie (397MUSD) est encore globalement peu engagée. La totalité de l'aide accordée par les fonds de développement arabes régionaux, par les fonds islamiques et par les Etats arabes reste, malgré son importance, largement inférieure aux montants promis lors de la signature des accords de Taef (6MdUSD, dont 2MdUSD prévus à court terme). 4 - Les secteurs de l'électricité et de l'eau mobilisent la moitié de l'aide internationale Les secteurs de l'électricité et de l'eau sont jugés stratégiques par la quasi-totalité des bailleurs de fonds opérant au Liban, qui y ont alloué l'essentiel de leur aide : 28% pour l'électricité et 21% pour l'eau (distribution et assainissement). A ce jour, la réhabilitation du réseau électrique est ainsi bien engagée, mais celle du secteur de l'eau évolue plus lentement en raison notamment de la profonde réforme institutionnelle qu'elle induit. La seconde moitié de l'aide internationale est répartie pour l'essentiel et par ordre décroissant de montants alloués entre l'éducation/enseignement (fonds arabes, Banque Mondiale pour l'essentiel), les infrastructures routières (fonds arabes et BM), la réforme administrative (UE et Banque Mondiale), la santé publique (fonds arabes) et le secteur aéroportuaire (BEI).

La Banque Du Liban (http://www.bdliban.com) et l'Association Des Banques au Liban (http://www.abl.org.lb) disposent sur leur sites internet de données macro-économiques actualisées. La consultation en est libre
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