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Banques : premiers résultats
2001.
Marseille le 7 février 2002.
| Le début
de l'année est une période propice aux analyses des comptes des
principaux établissements financiers. Les banques libanaises publient leurs
résultats pour l'année passée, ils sont très attendus
dans un secteur moteur de l'économie nationale et dans un |
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environnement international
qui a connu les soubresauts que l'on connaît.
On sait l'économie libanaise en difficulté mais, dans ce marasme,
le secteur bancaire fait traditionnellement bonne figure dans un pays qui joue
un rôle de place financière d'importance dans la région.
Les attentats qui ont frappé l'Amérique au troisième trimestre,
et surtout les menaces qui pesaient sur les capitaux arabes disséminés
sur les grandes places financières mondiales, ont pu faire penser qu'un
repli de ces fonds sous des cieux plus cléments et géographiquement
plus proches pourrait avoir lieu.
Comme ne cesse de l'indiquer le président de l'Amérique, la guerre
sera longue et elle comprend un volet financier.
Il est donc encore un peu tôt pour mesurer les effets palpables de cet après
11 septembre, d'autant que la reprise mondiale semble vouloir se confirmer pour
les trimestres à venir (et celle des USA en particulier), ce qui devrait
amener une vigilance moins forte des services financiers de Monsieur Bush dont,
faut il le rappeler, les entreprises seront les premiers bénéficiaires,
Emron en tête.
L'impact sur le secteur bancaire libanais devrait donc lui aussi être limité
et les résultats des grandes banques publiés à ce jour confirment
cet état de fait.
La Banque Audi, qui se classe dans le top cinq des banques libanaises, a annoncé
avoir réalisé un bénéfice net de 34,5 millions de
dollars en 2001, ce qui représente une hausse de 1% par rapport à
l'année précédente La Banque du Liban et d'Outre-Mer, la
plus grande banque du pays, a annoncé un bénéfice net de
80 millions de dollars en 2001, en hausse d'environ 2%. La Banque Byblos, quant
à elle, réalise un bénéfice net en baisse de 4,6%,
à 44,4 millions de dollars pour 2001. Dans l'ensemble, on s'attend à
un recul global du secteur d'environ 2%.
Yann
Rotil
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