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Les
relations entre l'Union Européenne et le Liban se situent actuellement dans le
cadre du Partenariat Euro-Méditerranéen.
Le Partenariat Euro-Méditerranéen a été instauré à la Conférence euro-méditerranéenne
des Ministres des Affaires étrangères des 15 Etats membres de l'Union Européenne
et de 12 Partenaires* du Sud de la Méditerranée, tenue à Barcelone les 27 et 28
novembre 1995. Cette ambitieuse initiative, qui constitue un cadre élargi de relations
politiques, économiques et sociales entre les 27 Partenaires, restera dans l'histoire
comme la première tentative de créer des liens durables et solidaires entre les
riverains de la Mer Méditerranée.
Le Partenariat Euro-Méditerranéen, qui a posé les fondations d'un nouvel ensemble
régional et a marqué un tournant dans les relations euro-méditerranéennes, est
une ambition nécessaire. Nécessaire à l'Union Européenne qui ne saurait maintenir
sa prospérité et poursuivre son intégration sans la stabilité et la prospérité
de ses voisins immédiats. Nécessaire aussi pour les Partenaires Méditerranéens
qui attendent de l'Union non seulement l'accès au marché, l'investissement et
les transferts de savoir-faire, mais aussi une meilleure compréhension sur le
plan culturel, civilisationnel et humain.
Ayant mis en place une base commune pour engager un processus de coopération global,
les 27 Partenaires Euro-Méditerranéens, qui ont souscrit à la Déclaration de Barcelone,
ont ouvert la voie à une dynamique de dialogue et de coopération régionale. Dans
la Déclaration de Barcelone, les Partenaires ont établi les trois grands objectifs
du Partenariat :
1.
La définition d'un espace commun de paix et de stabilité au moyen d'un renforcement
du dialogue politique et de sécurité (volet politique et de sécurité);
2. La construction d'une zone de prospérité partagée au moyen d'un Partenariat
économique et financier et l'instauration progressive d'une zone de libre-échange
(volet économique et financier);
3. Le rapprochement entre les peuples au moyen d'un Partenariat social,
culturel et humain qui vise à favoriser la compréhension entre les cultures et
les échanges entre les sociétés civiles (volet social, culturel et humain).
Le
Partenariat Euro-Méditerranéen comprend deux cadres complémentaires, le bilatéral
et le régional :
Au plan bilatéral, l'Union négocie un Accord d'Association avec chaque Partenaire
méditerranéen. Cet Accord reprend l'ensemble des principes généraux qui régissent
les nouvelles relations euro-méditerranéennes, même s'il reflète les caractéristiques
spécifiques des relations entre l'UE et chacun des Partenaires Méditerranéens.
Conclus pour une durée illimitée, les Accords d'Association remplacent les Accords
de Coopération (Le Liban a signé avec la Communauté Economique Européenne un Accord
de Coopération le 3 mai 1977).
Au plan régional, le dialogue régional constitue l'un des aspects les plus novateurs
du Partenariat, portant à la fois sur les domaines politique, économique et culturel
(coopération régionale). La dimension multilatérale appuie et complète les actions
et les dialogues bilatéraux prenant place dans le cadre des Accords d'Association.
Le Programme MEDA est le principal instrument financier de l'Union Européenne
pour la mise en œuvre du Partenariat Euro-Méditerranéen. Il s'agit de "l'ensemble
des mesures financières et techniques visant à accompagner la réforme des structures
économiques et sociales dans le cadre du Partenariat Euro-Méditerranéen". Pour
la période 1996-1999, il a représenté plus que 3,43 milliards € sur les 4,685
milliards € des ressources budgétaires affectées à la coopération financière entre
l'Union Européenne et ses Partenaires Méditerranéens et prévues dans la Déclaration
de Barcelone. Le Conseil Européen, qui s'est réuni à Nice en décembre 2000, a
approuvé le nouveau budget MEDA pour la période 2000-2006 qui s'élève à 5,35 milliards
€. Ces subventions sont accompagnées de prêts substantiels de la Banque Européenne
d'Investissement. Environ 90% des ressources affectées à MEDA sont acheminés de
façon bilatérale vers les Partenaires. Les 10% restants sont consacrés aux activités
régionales.
Les autorités libanaises ont exprimé leur volonté d'ouvrir des négociations pour
un Accord d'Association qui traduira le caractère global des relations entre le
Liban et l'Union Européenne. En général, les Accords d'Association prévoient un
dialogue politique qui porte sur tous les sujets d'intérêt commun, notamment la
paix, la sécurité et le développement régional. Ils prévoient également une coopération
économique qui couvre tous les domaines de la politique macro-économique, une
instauration progressive d'une zone de libre-échange, comme instrument de renforcement
de la compétitivité, et un soutien financier et technique substantiel à des programmes
de transition économique. Dans le domaine social, les Accords d'Association précisent
les actions ayant un caractère prioritaire, comme par exemple, la promotion du
rôle de la femme. La coopération culturelle a pour objectif d'arriver à une meilleure
compréhension des cultures respectives.
Sur le plan politique, l'Union Européenne a toujours affirmé son attachement à
la souveraineté, l'indépendance, l'unité et l'intégrité territoriale du Liban,
et appelé à l'application de la résolution 425 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.
L'Union Européenne s'est félicitée du retrait israélien du Liban-Sud au Conseil
Européen tenu à Feira (Portugal) les 19 et 20 juin 2000. Elle est résolue à aider
le Liban dans les efforts qu'il entreprend pour la réconciliation et la réhabilitation.
L'Envoyé Spécial de l'Union Européenne pour le Processus de Paix au Proche-Orient,
l'Ambassadeur Miguel Angel Moratinos, effectue des visites régulières au Liban
afin de discuter avec les officiels libanais des perspectives de paix.
L'Europe a toujours soutenu le Liban, même dans ses moments les plus difficiles.
L'Union Européenne a été la première à miser sur le redressement du Liban et à
participer au financement de sa reconstruction.
Le Liban est, en termes d'aide par habitant, un des premiers bénéficiaires de
l'assistance de l'Union Européenne aux Partenaires Méditerranéens. Depuis la signature
de l'Accord de Coopération économique, technique et financière entre le Liban
et la Communauté Economique Européenne en 1977, le Liban a bénéficié d'environ
911 millions € (579 millions € de prêts principalement de la Banque Européenne
d'Investissement et 332 millions € en dons de la Commission Européenne). Sur ce
montant, des dons de 166 millions € de la Commission Européenne et des prêts d'environ
200 millions € de la Banque Européenne d'Investissement ont été accordés au Liban
dans le cadre du Programme MEDA depuis la conclusion du Partenariat Euro-Méditerranéen.
La coopération technique et financière UE/Liban est détaillée dans la section
"Coopération UE/Liban".
* Algérie, Chypre, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Malte, Maroc, Syrie, Territoires
palestiniens, Tunisie, Turquie
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