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Résolution
1397 : Un pas est fait.
L'Organisation
des Nations Unies vient d'adopter la résolution 1397 -à l'unanimité
moins une voix, celle de la Syrie qui s'est abstenue- qui affirme son désir
de voir coexister au Proche Orient, dans des frontières sûres et
reconnues, les états de Palestine et d'Israël.
Cette résolution, présentée par les Etats Unis, intervient
après que le cycle |
M. Zinni, émissaire américain chargé
de relancer les discussions entre les deux parties
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de violences
que connaît la région ait atteint son paroxysme au cours des dernières
semaines. Elle souligne également l'initiative du Prince Abdallah d'Arabie
Saoudite, qui a récemment déclaré être prêt à
accorder une normalisation des relations entre les pays Arabes et Israël,
en échange d'un retour de l'état hébreux aux frontières
de 1967.
Cette proposition du Prince devrait être officiellement à l'ordre
du jour lors du sommet arabe qui se tiendra au Liban les 27 et 28 mars 2002.
On peut se féliciter de cette "reprise en main" du conflit par
l'ONU, qui est à ce jour le seul organisme pouvant faire autorité,
compte tenu du profond ressentiment éprouvé par les Arabes vis à
vis d'une Amérique jugée par trop partisane à l'égard
d'Israël.
On ne peut également que souscrire à cette résolution qui
marque le retour des USA sur la scène au Proche Orient, l'administration
Bush, hormis une déclaration du Président au lendemain des attaques
du 11 septembre, ayant jusqu'ici brillé par son silence. Elle a par ailleurs
dépêché un émissaire, Mr Zinni, afin de rapprocher
et de relancer les discussions entre les deux parties.
Un aspect important de cette résolution est le fait que l'ONU l'ait inscrit
dans la durée, et qu'elle ait décidé de rester saisie de
cette question.
Autre fait qui peut s'avérer déterminant dans un avenir proche,
le Premier Ministre d'Israël, Ariel Sharon, a abandonné l'idée
du respect d'une période d'une semaine de calme comme préambule
à toute discussion. Ceci a entraîné l' affaiblissement de
la coalition au pouvoir, certains partis s'étant immédiatement déclarés
hostiles à une telle mesure.
Le premier ministre se retrouve par conséquent dans une position délicate
après un an de pouvoir, qui s'achève sur un constat d'échec
total, tant au niveau de la sécurité promise aux citoyens de l'état
d'Israël que sur le plan économique. Or il est difficile, voire impossible,
d'imaginer un jour Mr Sharon serrer la main de Mr Arafat dans un geste de réconciliation.
La paix est la seule issue, mais sans doute sera-t-elle à mettre au crédit
d'un autre dirigeant Israélien.
C'est peut-être le message sous-jacent adressé par Washington à
Tel Aviv, via l'instance internationale, qui permet aux Etats Unis de sauver les
apparences vis à vis de l'état hébreux.
La conjonction de tous ces éléments est de nature à redonner
un peu d'espoir quant à la résolution d'un conflit qui, de l'aveu
même des dirigeants des deux bords, ne trouvera pas de solution sans l'intervention
de médiateurs extérieurs.
Reste que cette résolution n'est pas la première; qu'Israël
a mis plus de 20 ans à respecter celle qui lui imposait de se retirer du
Sud Liban, et que les Etats Unis sont habitués à souffler le chaud
et le froid et à jouer de ce conflit en fonction de leurs intérêts
stratégiques régionaux, nombreux à ce jour...
Marseille,
le 15 mars 2002
Yann
Rotil
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