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Permettez-moi de quitter votre pays un peu libanais

Pour un ambassadeur, la perspective d’un départ proche est toujours une période de remise en question : qu’ai-je fait, que n’ai-je pas fait, qu’aurais-je pu mieux faire ?

Ces questions sont inévitables mais, hélas, largement vaines. Il n’y a pas, en effet, dans notre vie transhumante de diplomates, de deuxième chance. Tout au plus peut-on léguer à son successeur quelques clefs, dont il fera l’usage qu’il entend, et se tourner vers l’avenir, avec un peu plus de réalisme, moins de naïveté, tout en emportant avec soi une brassée de souvenirs, des amitiés et des fidélités.

Ce que je sais cependant, c’est que les deux ans et demi que j’ai passés au Liban me marqueront durablement, comme, il y a dix ans, mon séjour dans les territoires palestiniens : comme j’ai mis du temps à « récupérer » de mon expérience palestinienne, je porterai longtemps en moi le souvenir du Liban. Pourquoi ?

Je suis heureux d’abord que, durant ma mission au Liban, ce pays, maltraité par une histoire dont il a été plus souvent la victime que l’acteur, ait réussi à préserver une certaine stabilité. Certes, il y eut des moments d’inquiétude, liés à la poursuite des travaux du TSL contre l’impunité ou aux bouleversements régionaux, notamment dans la Syrie voisine. Retenir leur souffle est un exercice auquel les Libanais ont appris à exceller. Mais j’en tire une première leçon : au Liban, le pire n’est jamais sûr. Y aurait-il dès lors un talent particulier des Libanais pour contourner les obstacles ? Un « modèle » libanais de coexistence ? La conscience diffuse que certaines lignes rouges, quoiqu’invisibles, ne peuvent être franchies sans précipiter le pays dans l’inconnu ? J’aime à le penser.

Durant mon séjour, j’ai été heureux de constater l’amour profond que portent les Libanais à leur pays, pourtant à maints égards dysfonctionnel, et la fierté qu’ils tirent, à juste titre, du succès de leur diaspora. À défaut d’une unité nationale consolidée, les Libanais seraient-ils plus patriotes qu’ils ne le croient eux-mêmes ? Certains disent d’ailleurs que les Libanais ne se sentent jamais autant libanais, ni ne sont plus unis, que lorsqu’ils vivent loin de la mère patrie. Pourtant, au Liban, les citoyens libanais ont peu confiance dans leur pays, notamment dans ses institutions : ils en sont les critiques les plus féroces. Ils comparent souvent, pour les plus chanceux, leur réussite individuelle, souvent éclatante, à l’immobilisme qu’ils dénoncent autour d’eux. Dans le cas d’espèce, amour et confiance ne se conjuguent pas, comme il serait naturel, et l’adage selon lequel qui aime bien châtie bien trouve, ici, une résonance singulière.

De fait, le pays donne souvent le sentiment de faire du surplace, alors que le monde bouge à toute vitesse autour de lui. Je forme un vœu : que les Libanais retrouvent la fierté d’être des citoyens, qu’ils ne cèdent pas à la résignation, qu’ils soient les acteurs volontaires d’une réforme de l’État qui reste à faire, que le Liban – le pays des mille talents – ne soit pas seulement un « message » vers l’extérieur, mais aussi un projet national qui pourrait devenir une source d’inspiration pour la région toute entière !

Cette ambition passe, à mon sens, par un effort de remise à plat que seul un dialogue national, étendu et ouvert aux forces vives du pays, peut orienter dans un sens constructif pour la collectivité nationale. Les accords de Taëf continuent de rassembler le pays, tel un voile protecteur, car ils font l’objet d’un consensus, même s’il n’est que de façade. Il ne faudrait pas toutefois que ce consensus rétrécisse le champ de ce qu’il est d’ores et déjà possible d’accomplir. À cet égard, la réaffirmation et l’actualisation du principe de séparation des pouvoirs et sa déclinaison en actions concrètes, sans remettre en cause la répartition des pouvoirs entre communautés, m’apparaîtraient comme particulièrement opportunes pour répondre aux aspirations citoyennes. Qui peut en effet accepter que, depuis 2005, le pays ne dispose pas d’un budget voté, acte fondamental de toute démocratie représentative ? Qui peut se résoudre aux multiples cicatrices qui lacèrent le beau visage du Liban ? Pourquoi, alors que la liberté est au cœur du système politique, certaines valeurs universelles ne sont pas défendues plus énergiquement : le droit à une justice équitable et efficace, la protection des individus, notamment des femmes, contre les violences, la lutte contre la torture, la dignité des travailleurs migrants, l’exigence des familles de disparus à connaître le sort des leurs ? Les responsabilités alléguées des uns et des autres dans les blocages passés ne devraient pas occulter le fait qu’il existe une responsabilité collective dont nul ne peut totalement s’abstraire, à commencer par ceux qui ont l’honneur de représenter leurs concitoyens.

J’entends déjà les critiques : sus à l’ingérence ! J’espère que mes amis libanais comprendront que cette opinion n’est ni une contribution à leur réflexion (ils n’ont besoin de personne pour cela) ni une pierre dans leur jardin, mais l’expression de la sympathie profonde que je leur porte. Je pense en effet qu’un diplomate est, certes, un observateur étranger et un facilitateur de projets entre deux pays, mais aussi une personne qui, par la grâce d’un beau et noble métier (celui d’œuvrer, à son niveau, au rapprochement entre les peuples), a cette chance inouïe de vivre aux côtés d’un autre peuple pendant quelques années. Cette situation privilégiée fait du diplomate un peu plus qu’un témoin. Durant sa mission, il partage les joies, les difficultés, voire les drames, du pays hôte. La familiarité qui en découle autorise une certaine liberté de parole que... la convention de Vienne sur les relations diplomatiques ne doit pas venir brider !

Pendant le temps où j’ai eu le privilège de représenter mon pays au Liban, j’ai pu mesurer ce que les relations franco-libanaises avaient d’unique. Je me suis souvent demandé avec quel autre pays dans le monde la France entretenait une relation aussi directe, simple, amicale, profonde et sincère. Je n’en ai trouvé aucun. Je pars convaincu que l’amitié franco-libanaise, comme tout trésor, est une pépite qui doit être protégée, et que l’on doit sans cesse la polir pour qu’elle brille de mille feux. La France n’a jamais trahi le Liban. Le Liban n’a jamais failli à la France. Je souhaite que cette générosité réciproque se perpétue. Les Libanais qui ont eu l’opportunité de se rendre en France me confient souvent se sentir chez eux dans l’Hexagone : y a-t-il plus beau compliment ? Les Français qui vivent ou séjournent au Liban ne se sentent pas totalement étrangers. Pour ma part, j’emporterai avec moi la chaleur et les témoignages quotidiens d’une relation à nulle autre pareille.

Permettez-moi de quitter votre pays un peu libanais

Beyrouth 25-04-2012
Denis Pietton
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